halukakakce-annikalarsson Haluk AKAKCE
Annika LARSSON


Vernissage le vendredi 17 janvier 2003, de 18 à 21 heures
Exposition jusqu'au 15 mars 2003, du mercredi au samedi, de 14 à 19 heures


Les vidéos d'Annika LARSSON figurent des univers décalés obéissant à des règles autonomes. L'artiste y met en scène uniquement des hommes et s'attache à des thématiques et à un langage symbolique essentiellement masculins, jouant sur les manifestations de pouvoir telles que soumission et violence.

Pour sa première exposition en galerie à Paris, Annika LARSSON a créé la vidéo Pink Ball, qui illustre une thématique récurrente dans son travail. Au milieu d'un décor minutieusement contrôlé, une plage lisse et aseptisée, trois hommes impassibles semblent absorbés par des actions minimales, ritualisées et énigmatiques. Le bonnet de plage rose de l'un des protagonistes, au centre du jeu des deux autres, renvoie à la balle rose avec laquelle joue le chien Sony Aibo aperçu au début de la vidéo, ce type de robot étant programmé pour être attiré par la couleur rose.

La précision acérée des cadrages renforce la singularité de la mise en scène glaciale ; l'emploi du son – ici une version électro composée par l'artiste Tobias BERNSTRUP du titre A Forest par The Cure - comme élément autonome exacerbe la tension préexistante dans l'œuvre. L'ambiguïté des attitudes et des rapports de force entre les différents personnages vient de ce que la seule relation de pouvoir est celle établie par la véritable "reine du jeu", Annika LARSSON : « Les hommes que j'utilise dans mon travail, plutôt qu'incarner des personnages, deviennent des figures dénuées d'histoire individuelle ou de profondeur ; ils ne sont que des numéros. Je n'ai pas l'intention de représenter Monsieur Tout-le-Monde ; c'est plutôt que chacun de ces hommes est le vecteur d'un dialogue plus vaste strictement lié à moi-même et à mon être intérieur ».

La démarche de l'artiste ne relève cependant pas du discours analytique ou de la simple narration, elle nous plonge dans un univers singulier où la perfection, l'élégance et la force du détail - une main qui se pose sur un bonnet de plage rose, une balle rose dans la bouche d'un homme – nous confrontent à notre propre trouble face au pouvoir de séduction qui se dégage des images.

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Le travail de Haluk AKAKÇE explore les relations entre l'homme et la technologie au travers de peintures murales et de vidéo projections d'animations numériques, conçues comme des espaces en trois dimensions que le spectateur est invité à pénétrer. Pour sa première exposition en France, l'artiste présente trois vidéos inédites : Birth of Art, Black on White and White on Black (The Fiction of an Isolated Object) et Blue and Black on White.

Birth of Art met en mouvement les motifs floraux hyperréalistes issus d'un monde virtuel. Les images et le thème musical – composé par Michael VECCHIO – des deux parties de la vidéo figurent d'abord la trépidation de la société contemporaine, puis un espace de sérénité intérieure où le pavement d'une cathédrale apparaît dans la surface réflechissante de fleurs numériques. Haluk AKAKÇE utilise les ressources de l'informatique pour explorer et étendre les limites de la peinture : « Ces toiles numériques sont une réflexion sur la possibilité de créer de la durée au sein d'une surface plane ».

Black on White and White on Black (The Fiction of an Isolated Object) et Blue and Black on White sont quant à elles des peintures minimales où un flux de lignes se métamorphose dans une palette limitée au blanc, au noir et au bleu. Chaque ligne symbolise à la fois l'innocence et la solitude : « Dans leur mouvement incessant, tantôt s'assemblant tantôt s'éloignant, elles se renforcent dans une tension sourde ou frémissent de fragilité ».

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Cosmic Galerie abrite également une librairie en partenariat avec Ofr et propose un programme d'œuvres vidéo en collaboration avec bdv, Bureau des Vidéos (Stéphanie MOISDON-TREMBLEY et Nicolas TREMBLEY). Parallèlement à l'exposition de Haluk AKAKÇE - Annika LARSSON sont présentées la vidéo de l'artiste française Laetitia BENAT Halvimar, 2002, et celle de l'artiste allemand Markus SCHINWALD Dictio Pii, 2001.